Tout se consomme même l’avenir des générations futures ! NON !Soyons révolutionnaires inventons l’impossible !

Tout se consomme même l’avenir des générations futures ! NON !
Soyons révolutionnaires inventons l’impossible !

Nous voilà, au début d’une nouvelle année après avoir traversé les turbulences de 2013 où les crises économiques, sociétales et environnementales loin de s’atténuer se sont aggravées. Comme chaque année à la même époque nous allons souhaiter des vœux personnels et institutionnels en espérant que la bonne volonté et la sagesse l’emporteront dans la gestion de la cité.

Le siècle précédent s’éloigne et avec lui les hommes qui l’ont façonné. Nelson Mandela était de ceux-là. Son héritage doit nous inspirer pour nous aider à combattre toute forme d’injustice. Mandela nous a enseigné qu’il ne fallait jamais renoncer ni se renier. Il faut utiliser comme le disait Malcom X: « tous les moyens nécessaires » mais au moment où vient la victoire plutôt que l’humiliation du vaincu, il faut préférer la réconciliation. Et comme le précise si bien Nelson Mandela : « Pour faire la paix avec l’ennemi, on doit travailler avec cet ennemi et cet ennemi devient votre associé. »Tel est également le sens de mon engagement. Puisse cet état esprit nous guider en 2014 et pour les années à venir.

« Quand le vieux tarde à mourir et le nouveau à naître, c’est la  » nous enseigne Antonio Gramsci.

Nous aurons cette année encore de nombreux défis à relever, notamment contre des ordres injustes, la répartition de la richesse mondiale est un ordre injuste que les politiques n’arrivent pas à inverser malgré les promesses électorales, parce que les forces en œuvre siègent au cœur même des systèmes de gouvernance politique et économique. Les groupes de pression et les lobbies que je vois à l’œuvre notamment au Parlement Européen obtiennent des représentants du peuple qu’ils travestissent qu’ils renient ce pour quoi ils ont été élus. Nous devons en 2014 réfléchir sur le contrôle du peuple sur nos démocraties car sinon elles seront balayées par tous ceux qui veulent liquider la démocratie pour nous plonger dans l’obscurantisme et nous conduire à la prédiction du Choc des civilisations de Samuel Hutington.

Nous façonnons aujourd’hui même un nouvel ordre injuste que nous lèguerons en guise d’héritage aux générations futures. En effet pour la première fois dans l’histoire de l’humanité une génération obère l’avenir de celle qui la suivra. Le changement climatique qui résulte de notre modèle économique fondé sur la production, la croissance et la consommation de masse augmentent de manière continue notre empreinte écologique, rompant ainsi un équilibre que la nature avait mis des millions d’années à concevoir. Les plus pauvres seront les premiers à payer l’inconséquence des riches. Déjà les premiers réfugiés climatiques migrent vers des contrées plus hospitalières.

Quid de l’Europe forteresse? La Méditerranée est devenue un cimetière dont Lampedusa n’est qu’une illustration. Nous n’avons pas le droit de fermer les frontières pour profiter de notre opulence et laisser mourir les ressortissants de ces pays chez lesquels nous avons organisé le désordre et encourager le pillage des richesses.

Les dernières reliques de l’empire colonial français que sont les quatre vieilles (Guadeloupe, Guyane, Martinique et Réunion) sont en crise et en proie à une violence que Frantz Fanon dans Les damnés de la terre avait prédite au siècle dernier. L’assimilation, cette métaphore digestive comme le disait A. Césaire, a accouché de peuples dans l’incapacité de prendre en main leur destin. Ils demeurent piégés dans des colonies de consommation.

Tout se consomme même l’avenir des générations futures ! NON ! Placés à la charnière des temps, à l’égard de ceux qui viendront nous sommes les comptables du legs qui nous a été transmis.

Aujourd’hui, les solutions toutes faites ne sont plus opérantes. Dans un monde en perpétuel mouvement, il faut imaginer de nouvelles formes de gouvernance. Il nous faut un autre rapport au monde. La planète est un bien collectif. Les peuples doivent reprendre le contrôle du pouvoir politique.

La révolution dont je parle n’est point celle qui se confine dans un petit cercle d’initiés, de gens du métier, c’est celle qui exerce son action sur une société entière, qui renferme en soi assez de simplicité et de sincérité pour émouvoir tous les humains.
Pour cela, il nous faut croire en ce que l’on a cru impossible, irréalisable. Alors soyons révolutionnaires et inventons l’impossible, commençons en 2014.

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