Transition démocratique à Djibouti pour la paix et le développement

Transition démocratique à Djibouti pour la paix et le développement
Jean Jacob Bicep, député européen du groupe Verts/Ale, membre de la commission droits de l’homme a organisé, le Lundi 24 mars, une conférence, intitulée Démocratie et Développement à Djibouti. Les violations des droits humains, les détentions arbitraires, les viols des femmes, l’absence des libertés politique et civiques sont monnaie courante à Djibouti. A l’heure actuelle, la situation politique à Djibouti est bloquée. L’organisation des élections législatives du 22 février 2013, à laquelle l’Union pour le Salut National (USN) avait participé et obtenu un résultat non négligeable ne s’est pas traduite par une réforme démocratique permettant un bon fonctionnement d’un état de droit. Les différends qui opposent l’USN et le gouvernement de Djibouti sur le nombre d’élu de l’USN ne sont pas encore résolus.
Le député européen du groupe Verts/Ale, demande qu’un médiateur, accepté par tous, soit désigné le plus rapidement possible pour débloquer la situation politique à Djibouti. Les recommandations de la commission des droits humains de Nations unies peuvent servir comme documents de base afin d’aboutir à une solution négociée et pacifique avec toutes les forces vives du pays : partis politiques et les représentants de la société civile dans sa diversité.
Les autorités de Djibouti, en tant que signataires de l’accord de Cotonou entre les pays ACP et l’UE ont l’obligation de respecter les droits humains y compris la liberté d’expression, la liberté de réunion, la liberté syndicale et le pluralisme politique. L’aide de l’UE qui s’est élevée à 60 million d’euro entre 2008-2013 est aussi conditionnée par le respect des droits humain de la population de Djibouti.

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